Exercer le métier de diagnostiqueur immobilier

 

La fonction du diagnostiqueur immobilier dans le secteur du bâtiment, est primordiale. Son rôle principal est d’établir un rapport sur la situation sanitaire et la sécurité d’un logement. Son métier est en réalité d’utilité publique. Par ailleurs, son intervention est nécessaire aux futurs acquéreurs ou loueurs de bien. En faisant appel à l’aide d’un diagnostiqueur immobilier, ceux-ci apprendront tout ce qu’il y a à savoir d’important sur leur future propriété : sa situation géographique, l’âge de l’habitat, ses performances énergétiques, les états de risques naturels, la validité du circuit électrique, la présence ou non de plomb et de termites, etc. En gros, le diagnostic immobilier est nécessaire pour assurer la sûreté d’un logement avant l’établissement du contrat de vente ou de location.

Si l’on veut exercer le métier, comment y parvenir ?

En générale, aucun diplôme n’est exigé pour exercer le métier de diagnostiqueur immobilier. Cependant, il est nécessaire de suivre une formation donnée par des experts en diagnostic immobilier. Et ce, en vue de l’obtention d’une certification, obligatoire pour l’exercice de la fonction. Vous trouverez des informations complémentaires sur la fiche métier diagnostiqueur immobilier du site www.atoutdiagnostic.com.

Les activités suivantes feront parties de la formation du futur diagnostiqueur immobilier :

  • Diagnostic gaz
  • Diagnostic plomb
  • Diagnostic électricité
  • Diagnostic amiante
  • Diagnostic des performances énergétiques
  • Diagnostic selon la Loi Carrez-Boutin
  • Diagnostic assainissement
  • Diagnostic termites

Il est impératif d’être certifié pour chacun de ces diagnostics immobiliers que l’on ait de l’expérience dans le domaine du bâtiment ou non. L’élève suivra sa formation jusqu’à l’obtention de son certificat et de son titre professionnel qui lui permettront d’exercer ses fonctions dans une entreprise ou en tant qu’indépendant. La certification obtenue aura une validité de 5 ans. Pour renouveler sa certification, le diagnostiqueur sera soumis à une phase de surveillance. Il s’agit d’une étape obligatoire pour jauger les compétences du certifié. Il existe des organismes comme Le Comité Français d’Accréditation (COFRAC) ou Veritas, qui délivrent et renouvellent cette certification.

Quels sont les matériels requis pour l’exercice de la fonction ?

Des matériels différents sont attribués pour chaque diagnostic à effectuer:

  • Gaz : l’appareillage de mesure de CO2, un appareil de mesure du tirage, une bombe de produit moussant pour la détection des fuites, et des étiquettes de signalisation pour la condamnation de l’installation en cas de danger grave.
  • Plomb : il s’agit sûrement du diagnostic qui nécessite le matériel le plus cher, soit l’analyseur par fluorescence X.
  • Électricité : un mégohmmètre pour la mesure d’isolation des prises de terre, un métrix pour les autres tests : différentiel, continuité électrique.
  • Amiante : des équipements de protection comme un masque, des gants et une combinaison jetables sont nécessaires. On aura également besoin de matériaux de prélèvement tels que des sachets hermétiques, des emportes pièces, du fixateur ou encore de lingettes.
  • Performances énergétiques : il faut disposer du logiciel 3CL, fourni par le ministère.
  • Loi de Carrez-Boutin : un appareil de mesure laser, style télémètre.
  • Termites : le poinçon pour les sondages non destructifs, une lampe torche, une lampe frontale, des boîtes de préservation d’échantillons et une loupe.

Certains professionnels ne sont pas capable de proposer tous les diagnostics de la liste à cause des certifications individuelles nécessaires comme nous venons de le voir, mais aussi du coût d’acquisition de chacun des appareils.

Donc un aspirant diagnostiqueur devra probablement faire son choix des diagnostics qu’il souhaite pratiquer avant de se lancer dans les formations coûteuses.

 

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