Les étrangers s’immiscent sur le marché l’immobilier français

Peu remarqués en France, les non-résidents et les étrangers continuent néanmoins à peser significativement sur le marché immobilier dans le pays.

 

Léger recul du nombre d’investisseurs étrangers en 2011 en France

 

Les Français résidents en dehors de la France métropolitaine et les étrangers ont investi moins dans l’immobilier qu’en 2011. En effet, ils étaient « seulement » 39 160 l’année dernière à se porter acquéreurs d’un bien dans le pays, un chiffre nettement moins important que les 42 054 achats enregistrés en 2010. Malgré cette diminution, les investisseurs étrangers et non-résidents ont assuré pas moins de 4,6 % des opérations immobilières, contre 5,25 % des transactions il y a deux ans. Ces statistiques, publiées par la BNP Paribas International Buyers, démontrent le désintéressement temporaire des acheteurs étrangers du marché français, note François Laforie, directeur de l’étude. La conjoncture ne serait pas à l’origine de ce phénomène, explique l’expert. La raison serait toutefois évidente : contrairement aux acquéreurs nationaux, les non-résidents ne bénéficient d’aucuns privilège fiscal ou financier, à l’image du PTZ+, du Scellier ou du Censi-Bouvard.

 

Non-résidents : une tranche d’acheteurs très disparates

 

Outre la diminution du nombre d’acquéreurs étrangers, l’étude réalisée par la BNP Paribas met en évidence les origines exactes des investisseurs et leurs préférences en terme de territoire d’achat. Ainsi, les Français d’outre-mer ont réalisé à eux seuls 14 % des acquisitions immobilières étrangères en 2011. Les Britanniques arrivent en deuxième position avec 9 % de part d’achats. Ces derniers apprécient particulièrement les biens situés en Bretagne, en Normandie et en Aquitaine. Les Italiens et les Portugais commencent également leur incursion sur le marché et s’acquièrent principalement de logements dans la région Provence-Alpes-Côte d’Azur. Les riches Asiatiques, Américains, Russes et Arabes se trouvent pour leur part en Île-de-France, la région présentant la plus forte concentration de biens haut de gamme.

 

Nette évolution du pouvoir d’achat des étrangers

 

Malgré leur faible proportion sur le marché français, non-résidents et étrangers possèdent la même particularité : ils disposent d’une capacité financière plus élevée que la moyenne et peuvent s’offrir des biens luxueux et en bon état, souvent inaccessibles aux acquéreurs français. Ainsi, les étrangers achètent en moyenne leur logement pour 265 059 euros en 2011, la moyenne française se situant autour de 205 000 euros. Le montant de leurs investissements a par ailleurs progressé de 12 % l’année dernière, nettement en dessus de l’évolution globale des prix, à 7 %.

 

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