les ventes de logements neufs s’effondrent

L’immobilier en France toujours en pleine crise, le nombre de transactions poursuit sa baisse. Plus que jamais les ventes de logement se portent mal et le neuf est particulièrement affecté.

 

Baisse de 28 % sur 12 mois

 

En 2012, les ventes de logements neufs ont chuté de 28 % en une année et de 36 % sur deux ans. Seuls 73 700 maisons et appartements ont trouvé acquéreur d’après les chiffres publiés par la FPI ou Fédération des promoteurs immobiliers. Ces chiffres démontrent que l’année 2012 est à ce jour le plus mauvais exercice de l’immobilier en France depuis 1996. Avec un mois de janvier plutôt morose, une amélioration de la situation serait peu probable. Pour 2013, les ventes de logements neufs ne devraient pas excéder les 70 000 logements. Par ailleurs, les transactions d’accession à la propriété se stabilisent, tout en demeurant à un niveau assez bas. La FPI évalue à 41 000 habitations neuves acquises par des primo-accédants en 2012, contre 44 400 l’année précédente et 42 500 deux ans plutôt. Dans ces conditions il n’y a pas lieu de s’étonner si les emprunteurs ne se bousculent pas aux portillons des banques, d’autant plus que les Français ne veulent pas se hasarder à devoir subir les affres d’un plan de surendettement.

 

Gros plan sur l’investissement locatif

 

La fédération constate presque avec effarement un repli des ventes de 42 % en 2012. Le volume des transactions dans le cadre du dispositif Scellier qui soutient l’investissement locatif est passé de 72 450 en 2010, à 60 000 en 2011 pour finir à 32 700 l’année suivante. Les promoteurs immobiliers mettent cet effondrement sur le compte des conditions d’octrois de crédit immobilier très selectives des banques. Effectivement, malgré des taux d’intérêts à un niveau extrêmement bas, les critères d’octroi de prêt habitat sont plus restrictifs, ce qui exclut d’office les ménages les plus modestes. D’autre part, les mesures gouvernementales mises en place pour faciliter l’accès au logement devront faire leurs preuves, notamment le dispositif Duflot qui vient d’être instauré. Le successeur du PTZ+ devrait générer la vente de 30 000 à 40 000 logements de plus.

 

Les prix grimpent pour le neuf

 

Paradoxalement, les prix font preuve de résistance et affichent même une tendance haussière malgré la baisse des ventes. Si en 2011, les tarifs des biens neufs ont progressé de 7 %, en 2012 cette hausse a été mesurée à 0,9 %. Avec une récession de près de 30 % des transactions, les prix du neuf devraient baisser. Ce qui n’est pas le cas, notamment dans les grandes villes où la hausse passe de 0,1 % comme à Lille avec 3 252 €/m2 à 11,3 % en Aix-en-Provence qui affiche 4 669 € au m2. Pourtant, seule une baisse des prix pourrait relancer les ventes, ce qui est déjà le cas dans certaines régions. C’est à Caen où l’on assiste à la plus importante baisse du prix du mètre carré à 8,1 % pour un prix moyen de 3 105 euros.

 

 

 

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