Manque d’hébergements d’urgence en été en France

En France, le nombre de demandes abouties pour un logement d’urgence a baissé par rapport à l’hiver dernier. La Fnars demande la mise en place de mesures permettant de réduire le déficit de place.

 

Déficit évident en juillet de l’hébergement d’urgence

 

La Fédération nationale des associations d’accueil et de réinsertion sociale a réalisé une étude portant l’hébergement d’urgence dans 37 départements sur le mois de juillet 2012. Malgré une faible baisse des demandes, le nombre d’appels au 115 est resté stable.

Selon la Fnars, 64 % des appels ont été passés par des habitués de ce dispositif durant le mois de juillet, en ligne avec les demandes reçues de décembre 2011 à mars 2012. Le mois dernier, près de 12 000 personnes ont sollicité la plateforme d’urgence. Au total, elles ont soumis environ 47 000 demandes sur cette période, dont 88 % pour un logement. L’étude de la Fnars a révélé que peu de ses demandes ont abouti, faute de places. En effet, 72 % des refus sont imputables à l’insuffisance des places. Ce chiffre est en hausse de 8 points par rapport à l’hiver 2011-2012. Les plus fortes baisses du nombre d’attributions de logement ont été enregistrées notamment dans le Val-d’Oise et la Drôme en France, et en Guadeloupe.

En juillet, 30 % des sans-abri ont été orientés vers les hôtels pour la nuit, contre 18 % au mois de février. Cependant, le déficit de places n’a pas été compensé.

 

Proposition de sortie du dispositif saisonnier d’hébergement d’urgence

 

Matthieu Angotti, directeur général de l’association, estime que le manque de place est  accentué par la fermeture des centres de logement d’urgence après l’hiver. S’opposant au système saisonnier, la Fnars appelle notamment à la réouverture de près de 2 500 places fermées en juillet et au maintien des places hivernales toujours ouvertes. Elle demande également l’augmentation de l’hébergement d’urgence dans les départements affichant les plus importants déficits.

Peu après sa prise de fonction, Cécile Duflot avait pourtant annoncé que les 2 500 places ouvertes durant l’hiver seraient maintenues. Au mois de juin dernier, la ministre du Logement a déclaré qu’elle estime que ce dispositif contribue à la détresse des sans-abri chaque année. Elle a également fait part de sa volonté de mettre fin à la gestion saisonnière. Elle n’a toutefois pas mentionné les modalités que le ministère prévoit mettre en place pour rompre avec le dispositif hivernal.

Au 1er juillet 2012, l’on a pu constater la fermeture de la majorité des places destinées à l’hébergement d’urgence. Sur une décision de Cécile Duflot, uniquement 3 centres en région parisienne ont été maintenus.

 

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